Bienvenue !

 

Bonjour et bienvenue sur notre blog dédié à l'Archipel des Bijagos !


    Nous sommes actuellement en train d'organiser notre prochain voyage, destination l'Archipel des Bijagos au large de la Guinée-Bissao.

    Notre but est de vous faire découvrir ce merveilleux endroit où l'Homme et la Nature évoluent en harmonie.

    Les traditions du peuple bijogos respectent depuis des centaines d'années la faune et la flore de leurs îles. Ainsi, les eaux encerclant l'Archipel sont parmi les plus poissonneuses du monde.

    Ces îles, au nombre de 88,  abritent  une diversité d'espèces animales également très importante. Hippopotames, Varans, Crocodiles, Serpents, Singes, Phacochères sont présents sur l'Archipel et Lamantins, Dauphins, Requins, Raies évoluent dans les eaux côtières, pour donner quelques exemples.

    Cependant, des menaces pèsent  sur cet écosystème : braconnage, destruction des habitats, intérêts de promoteurs immobiliers, disparition de la culture bijogos, exploitation intensive des ressources naturelles, etc...

    Notre travail consistera alors à sensibiliser les acteurs locaux aux richesses que dévoile encore l'Archipel de nos jours, et  s'ajoutera aux études déjà réalisées par différents organismes tels que l'UICN (Union Mondiale pour la Nature),  l'ONG Tiniguena, le Bureau de Planification Côtière de l'Afrique de l'Ouest, le FIBA (Fonds International du Banc d'Arguin), etc...

    Nous allons donc partir là-bas pendant 6 mois à partir du 13 janvier jusqu'au 8 juillet 2006 et nous vous communiquerons des images ou des informations par l'intermédiaire de ce blog.

    Té utru bias,  (à bientôt en créole portugais)


Laëtitia Larénie et Jérémy Huet

 

 

 

 

Mercredi 25 janvier 2006

Vendredi 13 janvier

 

 

 

 

 

 

A l’aéroport d’Orly, nous avons rencontré une vieille connaissance ; apparemment, Hippo l’Hippopotame commence à avoir des admirateurs…

 

 

 

Nous sommes arrivés à Bissau à 15h45 (heure locale, c’est-à-dire une heure de moins qu’en France) après une escale à Lisbonne. En sortant de l’avion, nous sommes passés du 15°C de l’air conditionné aux 35°C rayonnant sur le bitume de l’aéroport de Bissau. Evidemment, il fait beau et l’atmosphère est très lourd.

 

 

 

Première chose visible, les immenses termitières qui longent la piste d’atterrissage comme pour faire concurrence aux spots lumineux de celle d’Orly.

 

 

 

Une fois les bagages en main, nous sommes assaillis par les conducteurs de taxi et les enfants qui veulent à tous prix aider en échange d’un stylo ou de monnaie, mais sans manquer de respect. Un quart d’heure plus tard, nous voici dans le taxi en route pour l’hôtel Pensao Central, dans le centre de Bissau en face du port. Sur le bord de la route (ou plutôt de la piste) beaucoup d’enfants travaillent, à vendre des bouteilles d’eau fraîche ou des babioles dans les marchés. La population semble relativement jeune.

 

 

 

L’hôtel paraît tout de suite accueillant, il rappelle ceux que l’on peut voir dans les documentaires sur Cuba. On se met en route pour rencontrer notre maître de stage à l’IBAP (Instituto de Biodiversidade e de das Areas Protegidas). Sur le chemin, on aperçoit des énormes rapaces planant au dessus de la ville, des sortes de corbeaux-pies (cela ressemble à un corbeau avec un poitrail blanc), des fromagers aux troncs dentelés, les ficus qui font office de vulgaires buissons, les bougainvilliers en fleur remplacent les glycines…

 

 

 

Les détritus jonchent le sol rouge orangé mais la ville reste très animée. Les gens sont devant leurs maisons à discuter, à faire leurs affaires, les jeunes jouent au foot ; le code de conduite n’existe pas, ni les feux, ni la priorité à droite, mais ils ne conduisent pas vite, peut-être à cause de l’état de leur voiture ou de leur attitude ? Au détour d’une rue, un attroupement se crée autour de musiciens tapant avec un bâton et leur main sur des sortes de calebasses recouvertes d’une peau de vache ou de chèvre à la manière de l’instrument traditionnel sénégalais, le sabar. Des femmes dansent doucement, avec au bout d’une laisse une chèvre ou un cochon. Au centre de ce rassemblement, 3 hommes tiennent au bout de leurs cordes un bœuf pas très épais et pas beaucoup plus grand qu’un poney. Une femme le fouette, il mange la branche… On n’a pas bien compris ce qui se passait vraiment, nous sommes partis…

 

 

 

Seules quelques personnes parlent français, du reste on utilise un mélange d’espagnol réchauffé, d’anglais et de français. En tout cas, pour l’instant, tout le monde reste patient. Joaozinho, que nous avons rencontré à l’IBAP est le directeur du Bureau de Planification Côtière (ces 2 organismes sont indépendants mais sont gérés par le même ministère). Selon lui, on doit apprendre le créole en plus du portugais. Couic !!

 

 

 

Et demain matin, nous partons sur l’Archipel des Bijagos, l’organisme possède son propre bateau.

Par Larénie/Huet - Publié dans : Accueil
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