Informer ou garder le secret ?

Publié le par Larénie/Huet

 

Nous avons décidé de créer cette rubrique pour dynamiser les commentaires que nous avons pu avoir sur les lieux d'exposition, ou même sur ce blog. N'hésitez donc pas à laisser vos réflexions sous les articles en cliquant sur l'icône COMMENTAIRE. Nous les reprendrons dans le forum si elles méritent un approfondissement. Nous attendons vos réactions !!!

 

Commentaire 1 (25/02/07) Sensibilisation des écoles

 

bon,jour


je suis désolée si je vous parrais dure mais , je suis allée aux bijagos 15 jours en 2006. j en suis revenue transformée et j ai eu bcp de mal a reconecter.

j ai voyager avec l AFRIKA QUEEN , nous avons visité 15 iles envoron dont JOE VERRA.

le fait de trop faire connaitre ces iles n'est pas bon car la civilisation va les détruire.

ils sont heureux comme ils sont et il ne faut surtout pas déséquilibrer les "echo système"   j ai entendu parler sur le bateau que des SAOUDIENS veulent acheter MEIO , si cela se fait se sera une catastrophe pour ces gens.

j ai trouvé aux bijagos des gens extraordinaires bien quils ne parlent pas notre langue.

ils sont heureux comme ils sont et il ne faut pas les détruire en les formatant comme dans le reste du sénégal.

désolée, mais c est vraiment ce que je pense


D FEUTRY   

 

Commentaire 2 (25/02/07)

 

Votre remarque est très intéressante. Vous n'êtes d'ailleurs pas la première personne à faire cette critique sur la diffusion d'informations à propos de l'Archipel des Bijagos.

L'Archipel des Bijagos est en effet un site menacé, tant au niveau de l'environnement que de la culture traditionnelle. Pourquoi menacé ?

 

Premièrement, les pêcheurs sénégalais qui ont épuisé une bonne partie de leurs stocks de poissons dans leurs eaux, appliquent depuis plusieurs années un pillage organisé sur l'Archipel. Ainsi, en quelques années, des campements de pêche se sont installés sur des zones essentiellement composées de mangrove (ce qui a provoqué localement sa destruction). Ils travaillent avec les pêcheurs sierra-léonais et de Guinée-Conakry. Des bateaux-usines asiatiques les attendent au large de l'Archipel pour récupérer notamment les ailerons de requins (ces espèces gravement menacées figurent sur la liste rouge de l'IUCN) et alimenter les marchés orientaux.

Au cours des 6 mois que nous avons passés sur le terrain, nous avions du mal à nous nourrir de notre pêche car nous étions dans des zones où les bolons (jusqu'à 1,5 km de large) étaient barrés de part en part par les filets. Heureusement, la création du Parc National d'Orango a permi l'évacuation de 10 campements de pêche ces dernières années (la mangrove en garde encore des séquelles).

Comme vous avez pu le constater du pont de l'AFRIKA QUEEN, des plateformes sondent les fonds marins au large de l'Archipel pour rechercher du pétrole. D'ailleurs, le Brésil a négocié l'exploitation de ces ressources pétrolières avec le gouvernement bissau-guinéen (http://www.africatime.com/gb/nouvelle.asp?no_nouvelle=291479&no_categorie=3).

C'est pourquoi, il est indispensable que l'Archipel des Bijagos soit classé patrimoine mondial culturel et naturel du l'UNESCO pour limiter au maximum l'impact que pourrait causer ce genre d'activité sur l'environnement. D'ailleurs, de tels impacts sur ces îles si peu connues passeraient finalement inaperçus à l'échelle internationale.

 

Deuxièmement, nous pouvons avancer que la culture bijogos est gravement menacée pour plusieurs raisons. D'abord, la religion (catholique, protestante, ou musulmane) s'installe doucement mais sûrement au coeur des villages. A l'échelle de notre séjour, nous avons pu observer le village de N'dena sur Canhabaque qui s'est transformé dès l'arrivée d'une église protestante. Ils ont effectivement construit une école où une tenue "correcte" est obligatoire. C'est-à-dire que les garçons qui ne portent qu'un petit fétiche autour de leur taille et les filles une saïa doivent se vêtir à la mode occidentale. Les Homi Grande (Hommes Sages), qui possèdent la connaissance, perdent ainsi leur statut d'éducateurs de l'histoire et de la tradition bijogos.

Le tourisme est également une menace pour la culture bijogos. D'ailleurs, nous avons pu voir les conséquences des visites "en masse" des touristes de l'AFRIKA QUEEN, sur certains villages de Canhabaque. Certains touristes ont certainement mal compris la définition du mot "pauvreté", en distribuant abondamment T-shirts, stylos, ou bonbons. Les enfants deviennent alors insolents en sollicitant le moindre objet que l'on possède. Dorénavant, leur seul désir est de posséder ce que les touristes ont aux dépends de leur mode de vie séculaire.

 

Maintenant, qui sommes-nous pour juger ce qui est bien pour eux ou non ? Ils sont maîtres de leur destin. Seulement, en étant réaliste, il est inévitable que l'Archipel des Bijagos fera l'objet de plus en plus de convoitises tant au niveau économique, touristique, ou environnemental. Nous pensons donc qu'une sensibilisation auprès du public est nécessaire pour restreindre les comportements qui nuisent de façon irréversible à l'Archipel, et aux dépends de l'identité bijogos. Pour nous, INFORMER c'est PROTEGER.

 

Les auteurs du blog

 

 

Commentaire 3 (26/02/07)

 

je suit tt a fait de votre avis


mais la ou je ne suis pas d'accord c'est sur le fait que l'AFRIKA QUEEN contribue a péréniser cet état de fait, bien au contraire.


il m'est arrivé a plusieures reprises d'entendre le commandant MAMADOU nous demander de ne pas distribuer n'importe quoi. il nous disait que cela pouvait engendrer des attitudes qui a terme deviendraient nocives pour les villageois.


par contre , et cela n'engage que moi, j ai trouvé le travail de CLAUDE sur JAOE VERRA extraordinaire. En effet , il soigne les villageois avec les moyens du bord.Il manque cruellement de médicaments. 2tant un peu de la partie , j avais apporté pour le commandant et les iles des médicaments.Je lui en ai distribué. Faites passer le message et vous rendrez un service immédiat au village  de CLAUDE. il manque de produit de 1er urgence ( antiseptique , cicatrisant , penssements ect ect ect)Claude sait ce qu'il fait , j ai pu le constater. De plus , il a le vidal.


par contre , il est vrai que nombres d'individus qui vont a la pêche au gros  se souci comme de leur 1er chaussette des habitants pourvu qu'ils satisfassent leur passion , ce pour quoi ils sont venus! et prennenet leurs pieds en pavanant devant leurs prises!


N/B je pensais que l archipel faisait partis du patrimoin mondial de l unesco


CORDIALMENT


D FEUTRY 

Commentaire 4 (19/04/07)

 

Bonjour mes amis et bonjour à D. Feutry que je ne connais pas.

La question est importante... mais La réponse avec un grand L n'existe pas.
En effet, comme tu le dis Jérémy, il y a plusieurs problèmes à commencer par la déstructuration culturelle qui réussira, à terme très court, à détruire le tissus social de l’archipel là où aucune guerre d’invasion n’a réussi.

Pour ma part et vous avez pu le constater vous-même durant ces 5 mois passés ensemble sur le terrain, le premier problème est l’ouverture au monde qui pousse les jeunes à vouloir posséder ce qu’ils voient à la télé ou sur Internet (et oui, on y arrive) et donc ont un impératif besoin d’argent. Ce besoin d’argent est à l’opposé de la base sociale du monde Bijogo. C’est une marche en avant, il n’y aura aucun retour en arrière dans un temps permettant de sauver quelque chose.

Le deuxième problème est évidemment celui des implantations religieuses (le vrai cancer de l’Afrique Noire). Il suffit de voir ce qu’est devenu Acanho, première implantation Catho du coin avec un alcoolisme généralisé, une déstructuration profonde de la communauté et un effet « banlieue » évident au fin fond de l’Afrique profonde. Vous avez assisté, comme moi, mais un peu moins que moi car Endena est un peu mon village, à ce bouleversement brutal et définitif dû à l’arrivée de cette « mission » protestante nord américaine. Cette avancée des « missions » (sans oublier les musulmans) et autres outils à déstructurer ces cultures très complexes du monde animiste est l’un des facteurs les plus difficile à combattre. Car pour les empêcher de nuire, il faudrait apporter ceux que eux apportent (école, soins, développement économique de micro projets) et là, je me sens un peu seul comme « non religieux » à aller sur le terrain (je n’ai trouver personne pour financer ce type de micro projets et c’est pas faute d’avoir essayé) . Car il faut être réaliste, c’est celui qui apporte une solution (bonne ou mauvaise) mais qui la porte sur le terrain qui a raison (dans les faits). Tu peux avoir les meilleurs « solutions » si personne ne les porte sur le terrain, elles ne sont qu’intentions. Le monde animiste est un monde dure, très dure même et de l’extérieur il est difficile de comprendre la pression permanente dans laquelle vivent ses personnes. Lorsqu’on apporte une « solution » pour alléger cette pression (peur animale justifiée de mourir pour avoir « fait une faute »), les personnes ont tendance à tout prendre d’un coup et à jeter toute leur culture (y compris ce qu’il y a de très positif) avec la peur qui est à la base de leur quotidien. Je rappelle que lors de notre « expédition » de nombreuses personnes sont mortes, que depuis notre retour, plusieurs de nos connaissances sont mortes, que lorsque je vais retourner sur place dans un mois, on va me faire le point des derniers morts… tous d’empoisonnement ! Il y a de quoi avoir envie de vivre dans un autre système de penser.

En fin, il y a le tourisme, qui sera inévitable pour apporter de l’argent (et que tous veulent – Bijogo comme autorités de Bissau) et qui apportera une forme de déstructuration bien connue. C’est pourquoi, plutôt que d’aboyer en laissant passer le train, je préfère m’engager dans ce développement pour avoir au moins une influence sur lui. Pour ce qui est de l’Africa Queen il est ni plus, ni moins destructeur que les autres formes de tourisme. Il a juste un défaut au niveau local, c’est de « disperser » ses « influences » sur un grand nombre de points et villages. Il est très facile sur le terrain de reconnaître un village où descendent les touristes de l’Africa Queen, réaction des enfants et des adultes, marchandage de tout, impolitesse selon les critères traditionnels… En tant d’Africain (blanc, mais africain tout de même) et amateur avertis de la protection des écosystèmes, j’en suis venu à préférer de beaucoup des implantations touristiques « balnéaires » cadrées et fixées en des point géographiques précis et limité (même avec 10 000 touristes par an) à toute forme de « tourisme écologique » ou éco-tourisme. Cela peut sembler stupide, mais je vous assure que 10 000 « balnéaires » font moins de dégâts sur le terrain que 500 « écolos » qui se promènent partout. L’équilibre est très difficile à trouver. Nous allons de toute façon vers une déstructuration profonde, rapide et durable de l’Archipel et des mondes Bijogo (car il ne faut pas oublier la complexité culturelle de cet archipel). Il n’est donc plus temps de se poser la question « doit-on en parler ou non », mais comment entrer dans la danse pour y prendre une place suffisamment significative pour avoir une chance d’influencer cette évolution en cours.

Pour ma part, j’ai fait le choix de continuer à prendre une place,… il n’y a que de l’intérieur que l’on peut faire évoluer les choses, c’est ma conviction d’homme de terrain.

D. Feutry, tu dis être du monde médical, je te prends à ton discourt, qu’es-tu prêt à faire pour organiser une assistance médicale aussi légère soit-elle mais faible dans le temps ? Moi, j’ai une certaine place dans ce monde Bijogo, mais ne suis pas médecin et mes finances sont totalement mobilisées dans d’autres projets sur l’archipel. Si tu veux passer du discourt à l’acte, contacte-moi.

Amitiés à tous,

Jean-François

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S
nous revenons des ijagos . Come je l'avais lu c'est un endroit paradisiaque où la nature est sauvage Par contre les gens n'y sont pas  du tout acceuillants comme je l'ai souvent lu sur le net . Garder le secret ou informer ,je pense que cela ne change rien ,car il y a si peu d'infrastructure et les liaisons inter iles étant "en live" il n' a pas  trop de risque que " le touriste bidochon" débarque en masse . Les Bijagos se méritent !!infos pratiques :si vous allez par la route sachez qu'elle est bonne (zig bissau ) à la frontière certains médicaments étant considérés comme stupéfiant il faut vous munir de lordonnance correspondante le ferry Bissau bubaque est trè folklor (au retour nous avons débarqué sur ..... un cargo russe !)le passage à 5000cfa par pers est de bon rapport qualité prix car il donne accès  au pontDe Bubaque nous avons été sur 'ile de canabaque pour 1500cfa et 2000 pour orango (un jour une nuit à l'aller ( arret sur plusieures iles pour débarquer des sacs de riz et charger des noix de cajou (système de troc )très folklo et fatiguant au retour 2 h !!!I faut savoir que pour loger à la maison du parc à orango il faut une autorisation écrite de Bissau pour plus d'infos sophlagoon@yahoo.fr
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S
De retour de Jao Viera la première semaine de décembre 2007, je retiens l'idée de sites magnifiques, peu peuplés.  L'ile comporte la famille de Claude, les deux gardiens du parc et le camp de pêche de Gil Malvielle occupé par intermittence. Soit une quinzaine d'habitants en saison séche et moins que cela en saison humide. L'accès à Jao Viera reste difficile : trois à quatre heures de bateau depuis Bissau. Le principe de site classé autour de cette île permet d'éviter les pêches industrielles portant sur les requins et aussi sur les tortues qui sont en croissance. Je souscris à l'idée de faire classer le site : pêche non pas interdite mais limitée de style no kill, limitation stricte des prises et respect des tailles. Et j'ai appris que seules les constructions existantes resteraient en place, sans possibilité de nouvelles constructions. Ce qui devrait limiter la pression des pêcheurs. Encore un problème aux Bijagos : certaines iles seraient le point de passage de drogue venant de Colombie par bateau. Et on peut s'interroger sur les complicités locales qui sont faciles à obtenir pour qq poignées de billets. Puis la drogue file vers le continent africain. D'où une opération antidrogue menée en novembre-décembre 2007.
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J
Bonjour mes amis et bonjour à D. Feutry que je ne connais pas.<br /> <br /> La question est importante... mais La réponse avec un grand L n\\\'existe pas.<br /> En effet, comme tu le dis Jérémy, il y a plusieurs problèmes à commencer par la déstructuration culturelle qui réussira, à terme très court, à détruire le tissus social de l’archipel là où aucune guerre d’invasion n’a réussi. <br /> <br /> Pour ma part et vous avez pu le constater vous-même durant ces 5 mois passés ensemble sur le terrain, le premier problème est l’ouverture au monde qui pousse les jeunes à vouloir posséder ce qu’ils voient à la télé ou sur Internet (et oui, on y arrive) et donc ont un impératif besoin d’argent. Ce besoin d’argent est à l’opposé de la base sociale du monde Bijogo. C’est une marche en avant, il n’y aura aucun retour en arrière dans un temps permettant de sauver quelque chose.<br /> <br /> Le deuxième problème est évidemment celui des implantations religieuses (le vrai cancer de l’Afrique Noire). Il suffit de voir ce qu’est devenu Acanho, première implantation Catho du coin avec un alcoolisme généralisé, une déstructuration profonde de la communauté et un effet « banlieue » évident au fin fond de l’Afrique profonde. Vous avez assisté, comme moi, mais un peu moins que moi car Endena est un peu mon village, à ce bouleversement brutal et définitif dû à l’arrivée de cette « mission » protestante nord américaine. Cette avancée des « missions » (sans oublier les musulmans) et autres outils à déstructurer ces cultures très complexes du monde animiste est l’un des facteurs les plus difficile à combattre. Car pour les empêcher de nuire, il faudrait apporter ceux que eux apportent (école, soins, développement économique de micro projets) et là, je me sens un peu seul comme « non religieux » à aller sur le terrain (je n’ai trouver personne pour financer ce type de micro projets et c’est pas faute d’avoir essayé) . Car il faut être réaliste, c’est celui qui apporte une solution (bonne ou mauvaise) mais qui la porte sur le terrain qui a raison (dans les faits). Tu peux avoir les meilleurs « solutions » si personne ne les porte sur le terrain, elles ne sont qu’intentions. Le monde animiste est un monde dure, très dure même et de l’extérieur il est difficile de comprendre la pression permanente dans laquelle vivent ses personnes. Lorsqu’on apporte une « solution » pour alléger cette pression (peur animale justifiée de mourir pour avoir « fait une faute »), les personnes ont tendance à tout prendre d’un coup et à jeter toute leur culture (y compris ce qu’il y a de très positif) avec la peur qui est à la base de leur quotidien. Je rappelle que lors de notre « expédition » de nombreuses personnes sont mortes, que depuis notre retour, plusieurs de nos connaissances sont mortes, que lorsque je vais retourner sur place dans un mois, on va me faire le point des derniers morts… tous d’empoisonnement ! Il y a de quoi avoir envie de vivre dans un autre système de penser.<br /> <br /> En fin, il y a le tourisme, qui sera inévitable pour apporter de l’argent (et que tous veulent – Bijogo comme autorités de Bissau) et qui apportera une forme de déstructuration bien connue. C’est pourquoi, plutôt que d’aboyer en laissant passer le train, je préfère m’engager dans ce développement pour avoir au moins une influence sur lui. Pour ce qui est de l’Africa Queen il est ni plus, ni moins destructeur que les autres formes de tourisme. Il a juste un défaut au niveau local, c’est de « disperser » ses « influences » sur un grand nombre de points et villages. Il est très facile sur le terrain de reconnaître un village où descendent les touristes de l’Africa Queen, réaction des enfants et des adultes, marchandage de tout, impolitesse selon les critères traditionnels… En tant d’Africain (blanc, mais africain tout de même) et amateur avertis de la protection des écosystèmes, j’en suis venu à préférer de beaucoup des implantations touristiques « balnéaires » cadrées et fixées en des point géographiques précis et limité (même avec 10 000 touristes par an) à toute forme de « tourisme écologique » ou éco-tourisme. Cela peut sembler stupide, mais je vous assure que 10 000 « balnéaires » font moins de dégâts sur le terrain que 500 « écolos » qui se promènent partout. L’équilibre est très difficile à trouver. Nous allons de toute façon vers une déstructuration profonde, rapide et durable de l’Archipel et des mondes Bijogo (car il ne faut pas oublier la complexité culturelle de cet archipel). Il n’est donc plus temps de se poser la question « doit-on en parler ou non », mais comment entrer dans la danse pour y prendre une place suffisamment significative pour avoir une chance d’influencer cette évolution en cours.<br /> <br /> Pour ma part, j’ai fait le choix de continuer à prendre une place,… il n’y a que de l’intérieur que l’on peut faire évoluer les choses, c’est ma conviction d’homme de terrain. <br /> <br /> D. Feutry, tu dis être du monde médical, je te prends à ton discourt, qu’es-tu prêt à faire pour organiser une assistance médicale aussi légère soit-elle mais faible dans le temps ? Moi, j’ai une certaine place dans ce monde Bijogo, mais ne suis pas médecin et mes finances sont totalement mobilisées dans d’autres projets sur l’archipel. Si tu veux passer du discourt à l’acte, contacte-moi.<br /> <br /> Amitiés à tous,<br /> <br /> Jean-François<br />
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F
Je viens de lire votre blog et je voulais vous dire que notre LABO le CERTAP a travaillé dans les iles Bijagos dans le cadre d'un projet INCO Bertrand CAZALET  fait sa thèse de droit sur les Aires Marines Protégées en Afrique de l'Ouest et un des sites d'enquête est justement les iles Bijagos où comme moi il a fait plusieurs séjours si vous voulez le contacter, c'est un garçon super sympa et nous allons publier un petit ouvrage sur la gestion de ces APM <br /> amitiés François FERAL Pésident de l'université de Perpignan
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F
je suit tt a fait de votre avis <br /> mais la ou je ne suis pas d'accord c'est sur le fait que l'AFRIKA QUEEN contribue a péréniser cet état de fait, bien au contraire.<br /> il m'est arrivé a plusieures reprises d'entendre le commandant MAMADOU nous demander de ne pas distribuer n'importe quoi. il nous disait que cela pouvait engendrer des attitudes qui a terme deviendraient nocives pour les villageois.<br /> par contre , et cela n'engage que moi, j ai trouvé le travail de CLAUDE sur JAOE VERRA extraordinaire. En effet , il soigne les villageois avec les moyens du bord.Il manque cruellement de médicaments. 2tant un peu de la partie , j avais apporté pour le commandant et les iles des médicaments.Je lui en ai distribué. Faites passer le message et vous rendrez un service immédiat au village  de CLAUDE. il manque de produit de 1er urgence ( antiseptique , cicatrisant , penssements ect ect ect)Claude sait ce qu'il fait , j ai pu le constater. De plus , il a le vidal.<br /> par contre , il est vrai que nombres d'individus qui vont a la pêche au gros  se souci comme de leur 1er chaussette des habitants pourvu qu'ils satisfassent leur passion , ce pour quoi ils sont venus! et prennenet leurs pieds en pavanant devant leurs prises!<br /> N/B je pensais que l archipel faisait partis du patrimoin mondial de l unesco <br /> CORDIALMENT <br /> D FEUTRY 
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